jueves, 4 de marzo de 2010

Lettre d'adieu à Air liquide Medicinal.

Mettre un point sur la Q d'Air Liquide.
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Permettez moi de commencer cette lettre par remercier tous les collègues, amis, et administrateurs, qui, pendant 20 ans, ont partagé avec moi leurs projets, expériences, connaissances, leur joie et leur vie dans ce projet excitant qu’ a été AL et qui m’a tant aidé à évoluer et à être qui je suis aujourd'hui.

Je tiens aussi à souligner notre étroite relation avec Juan Tomé, F. Gomez Bravo, J. Garrido, J. Ramírez, P. Martin, M. Martin, E. Medina, R. Martinez, D.G. Casero, A. Priez, Fco Munoz, J.L. Bravo, J.L. Parra, V. Angeles, J. Parral, M. Mengual, Albrieux Pascual, Benito, L. Bandrés, M. Vicario, L. Nabal, A. Aranega, A. Piorno, A. Hernandez, J. Vivo

Je remercie également toutes les équipes de travail avec qui j'ai travaillé, en particulier l'équipe des ventes de l'ALM, j'ai partagé avec eux tellement de moments intenses, parfois d’ailleurs aussi douloureux, comme au cours des dernières années, y compris, bien sûr, tous les partenaires du CT Malaga, Grenade, Almeria, Murcie, Valence et Madrid, avec qui je vivais le quotidien.

Encore une fois, mon meilleur souvenir à mes coéquipiers pour la AL Trophic 1997 et 1999, avec lesquels j’ai partagé d’agéables moments et travaillé pour notre société, y compris tous les autres participants et organisateurs, avec lesquels nous avons vécu des expériences enrichissantes et inoubliables, entre les Alpes, qui nous ont aidé à réfléchir et à travailler sur un projet en lequel nous avons cru et nous a motivé.

Je ne veux pas laisser passer cette occasion sans remercier, très bien (à titre d'actionnaire) le dévouement et la passion de certains de ceux qui sont tombés avant moi, et surtout mes bons amis comme Parra et José Luis Vicente de los Angeles sans lesquels ma vie professionnelle à Murcia aurait été insipide. Bien sûr je pense aussi à d'autres comme Parral Juan Antonio Paredes, Antonio Fernandez, E. Diaz, Rafael de Málaga, M. Bonilla, E. Français, M. Espinosa, M.J. Merida, Ernesto de la Galice et beaucoup d’autres (plus de 200) qui ont donné le meilleur d’eux dans ce projet AL, motivés et unis sous une proposition de professionnalisme et de cohérence dans les services et les produits conçus pour le client et le développement réussi de AL.

Alors voilà, à partir d'aujourd'hui 15 Mars, 2010 Air Liquide Medicinal (délégation sud Central), a cessé de cotiser pour moi, après presque 20 ans de travail en commun et de service, avec 3 mutations et 7 postes différents dans les activités commerciales, techniques et de direction, et avec une disposition ouverte pour de nouveaux projets qu’ils n'ont même pas voulu entendre, ni me proposer. J’ai entre autre proposé et sollicité: miser sur les technologies de l'hydrogène, les technologies propres, piles à combustible électrogènes pour les hôpitaux, les générateurs autonomes de H2, AL Fondation, conciliation de la vie de famille avec le travail, etc...

Mais au fond, je les remercie, car je ne pouvais plus vivre en accord avec mes rêves et mes convictions de manière honnête et durable, dans une structure rigide et impersonnelle dans laquelle Air Liquide s’est convertie.

A vari dire, j’avoue que je me suis moi même senti congédié quand ils ont licencié de manière si brutale à mon collègue de travail, José Luis Parra, (alors qu’ il était dans une phase d’expansion), ainsi qu’à 7 autres collègues. Ce fût ce que l’on a appelé l'année noire des changements abrupts de restructuration et un manque de planification dans tous les differents domaines que ce soit organisationnel, logistique, administratif ou de ventes.

A partir de ce moment là, aussi bien les propositions des dirigeants nationaux comme celles de la nouvelle gestion locale ont brisé la structure dynamique du collectif car nous sommes passés à une structure de commandement dictatoriaux (ils se vantent bien de dire «ce qui est légal ou Civil) inamovibles dans leurs propositions, basées sur des données, la dispersion des responsabilités, ne pas écouter et des résultats économiques sans âme. Avec tout cela, j'ai été laissé de côté dans leurs projets et je me suis senti rejeté et exclu pour avoir dit ce que je pensais dans les rares espaces octroyés dans leur projet qui a perdu toute sa vertu et son essence.

Non pas que j'ai tout fait correctement, certainement pas. Mais c’est bien pour cela qu’existe le travail d'équipe, l'écoute et l'implication de tous pour atteindre les objectifs convenus et non imposé par un avenir de plans financiers quinquennaux. Par ailleurs les différentes directions ont également commis des erreurs de calcul qu’ils n'ont jamais reconnu et ne peuvent se justifier ni en les réduisants au silence ni en excluant du projet, l'âme de l'entreprise, y compris celles des employés et collaborateurs.

Comme il est dit dans le film "Rebéllion en classe”, “Quand la direction ne croit pas ni ne fait confiance à ses employés ou son equipe, cela est voué à l'échec de même que leur projet.”

Maintenant, nous vivons dans un projet télédirigé par l'économie dominante non du produit mais de la spéculation financière qui n’est pas intéressée pas les critères rationnels d’ écoute et de coopération. Les employés sont de simples pions à déplacer, il semble qu’ils n’ont rien à ajouter, perdant ainsi leur bagage, l'élan et les connaissances qu’ils ont acquises par des années de travail. Pire encore on ne leur donne même pas l’option de prendre une part active dans le projet (en effet il n’est pas laissé de place au dialogue ou à l’échanges d’idées lors du forum annuel ).Ils se convertissent en de simples exécutants d’ordres imposés qui ne sont logiquement pas toujours cohérents,definis ou efficaces.

Nous nous sommes tous regardés dans le miroir patronal et collectif que fut la corporation d’ Air Liquide et nous avons grandi avec leurs rêves.Je parle des rêves de Georges Claude et de Paul Delorme, un monde vivant, plein d'innovations et de progrès social. Par conséquent, je pense que dans cette époque d'absence de valeurs personnelles et professionelles, la Société qui est un bastion dans son secteur et qui bénéficie d’un grand potentiel et dans laquelle je me suis toujours senti impliqué depuis que je suis né, devrait réexaminer ses positions avec des critères nouveaux afin de continuer à être un pionnier dans le monde de l'innovation et ainsi trouver la manière de vraiment améliorer son âme.
¡C'est mon souhait!


A Mon père, Felipe Garcia Saura, un employé de L'Air Liquide de 1953 à 1975 (†). Décédé à 55 ans dans l’exercice de ses fonctions.

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